La Résistance Française

Notre état-major estimait qu'au cours de la campagne de France, les Forces françaises de l'intérieur équivaudraient à 15 divisions : l'aide considérable qu'elles nous apportèrent, en facilitant la rapidité de notre avance, a justifié ce point de vue... Sans eux, la libération de la France et la défaite de l'ennemi en Europe occidentale auraient été bien plus longues, bien plus pénibles et nous auraient coûté davantage de pertes.

Dans cette grandeur de la Victoire, je vous remercie, vous les forces de la Résistance, pour votre discipline, pour votre courage, et pour les services inestimables que vous avez rendus à la cause de l'avenir de tous les peuples épris de Liberté."

Général Dwight-David Eisenhower
Commandant en chef des troupes alliées en Europe occidentale

À l'honneur des F.F.I.

Dans l'émission Les Français parlent aux Français, le haut commandement allié, autrement dit le SHAEF déclare : "Les Forces françaises de l'intérieur, en conformité avec les plans alliés, continuent de harceler les Allemands en se livrant a des actes de résistance de plus en plus nombreux à l'arrière des lignes allemandes.

Dans plusieurs régions, le sabotage a atteint de telles proportions que l'ennemi a dû envoyer des forces considérables contre les maquis, sans pour cela parvenir à les réduire.

Dans le Vercors, dans l'Ain, en Auvergne, les Allemands attaquèrent les forces du maquis avec des véhicules blindés, de l'artillerie et des avions.

Sur plusieurs points, les partisans ont été contraints à se replier après avoir infligé à l'ennemi des pertes sérieuses. En outre, plusieurs engagements ont eu lieu dans le Massif central, les Pyrénées, les Vosges, la Marne, les Ardennes, l'Aisne et la Creuse.

Les contingents de plusieurs divisions allemandes et un grand nombre de troupes assurant la défense locale sont retenus à l'intérieur du territoire français par l'action des mouvements de Résistance.

Plusieurs voies ferrées coupées et de nombreux obstacles accumulés sur les routes ont entravé efficacement le passage des renforts allemands vers la tête de pont de Normandie. C'est ainsi que, dans le sud-ouest de la France, deux divisions blindées ont vu leur marche sérieusement retardée.

Dans la Gironde, le réseau des chemins de fer de Bordeaux à La Rochelle, La Réole, Périgueux, Bayonne et Angoulême a été saboté. Un grand nombre de petits ponts situés sur la route nationale Bordeaux-Poitiers ont également été détruits. Les troupes allemandes venant de Bordeaux pour rejoindre la vallée du Rhône sont arrêtées ou retardées en Auvergne.

Des sabotages de voies ferrées ont été exécutés le long de la vallée du Rhône, en Bretagne, dans le Loiret, dans l'Aisne et dans la région du nord de Paris.

Les entrepôts de chemin de fer d'Ambérieu ont été endommagés pour la seconde fois. Des groupes de Résistance ont occupé en force plusieurs localités du département du Jura, de l'Ain et de la Haute-Savoie. Ils se sont emparés de l'administration et des services publics.

Après quatre jours de violents combats, les Forces françaises de la Résistance se virent obligées d'évacuer l'une des localités mentionnées, non sans avoir fait auparavant sauter les ponts de chemin de fer, les locomotives et les lignes téléphoniques. Les pertes allemandes sont lourdes.

Dans plusieurs régions, les lignes téléphoniques et télégraphiques souterraines des Allemands ainsi que les câbles aériens ont été coupés.

Plusieurs canaux, en particulier le canal du Nivernais et le canal latéral de la Marne, ont été rendus impropres à la navigation.

La dislocation systématique des transports de l'ennemi par les Forces françaises de Résistance ont directement contribué au succès des opérations alliées en Normandie."


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