LA LUTTE ARMÉE : LES GRANDS MAQUIS
Le Maquis du Vercors

In Catalogue du musée de l’Ordre de la Libération,
cinquantenaire de l’Ordre de la Libération

31/10/1990, p 449-452

Le Vercors est un des lieux de France qui semble prédestiné aux combats de partisans. Son relief est de ceux qui justifient le mieux l'appellation de forteresse naturelle. Le Vercors semble édifié par la nature pour constituer une citadelle complète, presque aussi parfaite qu'un ouvrage de Vauban.

C'est un quadrilatère d'à-pics de 30 kilomètres du Nord au Sud, sur 15 à 20 de l'Est à l'Ouest.

Le Vercors en tant que bastion de résistance est né, fin 1942 et au début de 1943, de la rencontre de deux organisations encore embryonnaires : d'une part, la fraction dauphinoise du mouvement Franc-Tireur, à laquelle s'était intégré le groupe originel du Vercors, animé par le Dr Ravalec, qui avait commencé à recueillir des réfractaires au STO dans les carrières d'Ambel, puis de Méaudre, d'Autrans, de Vassieux, d'autre part, une petite équipe réunie à l'instigation d'un inspecteur des sites, Pierre Dalloz, qui venait d'entamer l'étude du massif dans la double perspective d'une zone d'accueil pour éléments clandestins et d'une zone de concentration pour des forces alliées aéroportées.

Dès novembre 1942, en liaison avec Franc-Tireur, il s'est trouvé des réfractaires pour prendre le chemin de ce haut plateau. Quelques officiers et soldats de l'armée d'armistice participent à leur formation et à leur instruction militaires, mais à titre individuel. Par la suite, après l'invasion de la zone libre, des unités de Grenoble, état-major en tête, partiront en dissidence. Ce sont donc de simples civils qui vont tout d'abord aider les maquisards. À côté du Dr Martin, maire de Grenoble, que sa situation officielle n'empêche pas de prendre des risques et qui sera un des principaux soutiens du Vercors, le fondateur véritable du maquis est Aimé Pupin, dit "Mathieu", propriétaire d'un petit café, rue du Polygone à Grenoble. Il a pour auxiliaires "Ernest" et "Clément". Eugène Samuel Ravalec, "Ernest", installé pharmacien à Villard-de-Lans, suscitera les premiers groupes de résistance dans le Vercors. Il deviendra le second de "Mathieu" et le remplacera à la tête des maquis le 28 mai 1943, quand celui-ci aura été arrêté.

Eugène Chavant (C.L.) dit "Clément" est lui aussi cafetier de son métier, son rôle consiste au début à être le recruteur du maquis. Il deviendra par la suite le chef civil du Vercors avec rang de sous-préfet.

Occupé dans sa retraite à traduire la Considération de Saint Bernard, Pierre Dalloz reçoit souvent deux amis qui seront tués tous deux dans la résistance : le doyen René Gosse et l'écrivain Jean Prévost.

En mars 1941, Dalloz déclare à Prévost : "II y a une sorte d'île en terre ferme, deux cantons de prairies protégés de tous côtés par une muraille de Chine. Les entrées en sont peu nombreuses, toutes taillées en plein roc. On pourrait les barrer, agir par surprise, lâcher sur la région des bataillons de parachutistes."

L'idée chemine dans l'esprit des deux hommes. En janvier 1943, Dalloz se rend à Lyon où il rencontre Yves Farge (C.L.) et lui présente son projet pour le Vercors : l'accueil de Farge est simple, direct, amical. Il va présenter le projet aussitôt à "Max", c'est-à-dire Jean Moulin. La semaine suivante, le 31 janvier, Farge vient à Grenoble : "Max, dit-il à Pierre Dalloz, est emballé par votre projet. Voici de l'argent. Mettez-vous immédiatement au travail."

Par la suite, Dalloz prend contact avec le général Delestraint qui adopte le plan sous le nom d'opération "Montagnards".

Quelque temps plus tard, Londres manifeste également son accord en faisant diffuser par la BBC le message : "Les Montagnards doivent continuer à gravir les cimes".

Le plan "Montagnards" ainsi conçu par Pierre Dalloz est à la fois vaste et précis, audacieux certes, mais cohérent.

Le Vercors sans doute doit être préparé dès maintenant à intervenir dans la lutte : mais cette intervention n'aura lieu qu'au moment le plus favorable, et même le seul favorable, c'est-à-dire en même temps que le débarquement sur la côte Sud, pour prendre à revers la Wehrmacht déjà ébranlée par les forces régulières. Dans ces conditions, la forteresse naturelle et les troupes qu'elle renfermera auront leur effet maximum et pourront remplir leur rôle avec les plus grandes chances de réussite. Ce sera certes une opération très dure, mais de courte durée. Sans doute, les combattants du Vercors, malgré tout le soin apporté à les préparer et à les armer, n'auront ni la solidité ni la puissance de tir de la Wehrmacht, même ébranlée. Mais celle-ci sera aux prises avec un adversaire pour le moins aussi puissant qu'elle, avec les armées alliées. Et pour ces ultimes batailles, les combattants du Vercors, opérant sur les arrières et les voies de retraite de l'occupant, pourront être renforcés par des troupes aéroportées.

En avril 1943, le général Delestraint se rend chez Dalloz où il réunit un premier comité de combat qui entreprend immédiatement le travail d'organisation. Le premier objectif est de rassembler en un ensemble solidaire le comité, le réseau clandestin du plateau et les camps de réfractaires.

À l'intérieur du comité, quatre missions furent réparties :

En outre, de nombreux contacts sont établis avec des personnalités ou des administrations de la région : Ponts et chaussées, Eaux et forêts, usines hydro-électriques… Des entreprises de transport permettent le stockage du matériel et de l'armement.

À cette date, il existe sur le plateau neuf camps de réfractaires, dont l'effectif total est d'environ 350 hommes.

Mais une série d'arrestations, dont celle du général Delestraint, met le projet en péril, d'autant que Dalloz se voit obligé de partir pour Londres. Une réorganisation s'impose alors.

Le Vercors, militairement, est divisé en deux secteurs, occupés par des groupements qui souvent ne s'entendent pas. Le secteur Nord est sous les ordres du commandant Costa de Beauregard, alias Durieux ; le secteur Sud obéit au commandant Geyer, alias Thivolet.

Bientôt se forme, en juin 1943, avec Chavant, Jean Prévost, le Dr Ravalec, Le Ray et Costa de Beauregard, un second comité de combat pour l'ensemble du Vercors.

Quelques parachutages d’armes légères, fusils-mitrailleurs, mitraillettes, fusils, grenades et matériel de sabotage ont eu lieu a partir de décembre 1943.

Des groupes sédentaires se forment dans les villages du Vercors, ou dans la plaine qui l'entoure, en particulier à Grenoble. Ce sont des unités de réserve, que les chefs du maquis, faisant fonction d'armée d'active et de centre mobilisateur, vont entraîner pendant l'hiver au maniement de l’armement reçu et a la manœuvre en montagne.

De même, pour alimenter la combativité des groupes ainsi cantonnés, les groupes francs et le maquis organisent des coups de main sur les dépôts d'habillement, d'armement, de matériel, d'essence et de munitions. Certains sont particulièrement spectaculaires et réussis : l'un d'eux a pour objectif les casernes de la Doua à Lyon ; des camions du maquis y arrivent de nuit et "récupèrent" les Sénégalais prisonniers qui servaient d’ordonnances aux officiers allemands.

Un autre permet aux maquisards de "piper" dans un dépôt du Grésivaudan un stock de tenues de gendarmes. C’est dans ces uniformes neufs que les hommes de la compagnie Goderville (Jean Prévost) se sacrifieront lors des combats de Saint-Nizier.

En décembre 1943, le capitaine Le Ray, chef militaire, est appelé à d'autres fonctions. Avec lui disparaît le dernier représentant du premier groupe militaire.

Bientôt, des attaques allemandes ont lieu contre le Vercors. En janvier 1944, le maquis de Malleval est surpris et dispersé. Quelques FTP se sacrifient pour sauver leurs camarades.

Au cours d'un combat aux Baraques-en-Vercors, les Allemands brûlent le hameau, ainsi qu'une partie du village de Rousset.

En mars, c'est au tour de Saint-Julien-en-Vercors d'être assailli. Le PC régional du colonel Descours est surpris par les Allemands, le dispositif d'alerte n'ayant pas fonctionné : 6 officiers sont tués, ainsi que plusieurs civils.

En avril, la Milice et la Garde mobile s'installent pour huit jours à la Chapelle-en-Vercors et à Vassieux. Arrestations, exécutions de résistants sont effectuées sur-le-champ ; d'autres sont livrés à la Gestapo. Des fermes isolées sont incendiées.

Au 6 juin 1944, un tiers des cadres résistants est déjà tombé dans ces guérillas, ces coups de main.

Les autres se préparent toujours à recevoir le fameux corps aéroporté. Ils réalisent le verrouillage des voies d'accès. Sous couvert d'entretien des routes, une entreprise de travaux publics de Grenoble mine, en plein jour, les tunnels de la Goule Noire.

Il s'agit donc d'empêcher les Allemands de faire irruption dans le réduit au moment où les maquisards recevront les renforts venant du ciel et dans les quelques jours prévus pour les combats qui suivront. Mais il n'est pas question de s'organiser ou de se retrancher pour un siège de longue durée. Ainsi la pente douce de Saint-Nizier, seule voie d'accès sur le plateau, n'est l'objet d'aucun travail de fortification.

La croyance en application du plan "Montagnards" est toujours aussi grande parmi les FFI du Vercors. Cette impression se confirme encore à la suite d'un voyage fait par le chef civil du Vercors, Chavant, qui part pour Alger dans les derniers jours de mai.

Cette mission est un échec. Les représentants du BCRA à Alger demeurent sur leurs positions. Chavant ne peut obtenir aucune assurance concrète et repart, cependant toujours certain que le plan sera mis en œuvre comme prévu.

Il persistera toujours un malentendu entre Londres et le Maquis. Les rapports envoyés en leur temps par Dalloz ont été mal voire jamais transmis aux responsables du BCRA. On ne s'en inquiétera que le 5 juin 1944 au soir, alors que la BBC diffuse déjà les premiers messages annonçant le débarquement.

Le Vercors va donc suivre le sort de tous les maquis de France. Comme tous les autres, il va recevoir le soir même les ordres de sabotage et de guérilla le concernant, mais comme il croit le plan "Montagnards" connu des états-majors, il pense qu'en ce qui le concerne, ce déclenchement annonce un atterrissage aéroporté imminent et sans doute aussi un débarquement massif sur les côtes de la Méditerranée. Aussi le 6 juin, nourrissant cette double illusion, le Vercors s'ébranle en prévision d'une opération d'ensemble que l'état-major de Londres n'a pas eu le temps d'étudier. Telle est la raison qui amène le déclenchement du drame.

Après l'émission des messages du 5 juin au soir, le Vercors se mobilise. Les compagnies de réserve, qui se bornaient jusque-là à des exercices d'entraînement et d'instruction, rejoignent leurs points de concentration. Le colonel Descours, commandant la région R1, installe son PC sur le plateau.

On forme cinq compagnies, triplant environ les effectifs initiaux des maquis, qui se montaient à quelque 500 combattants : la compagnie Brisac est constituée à Grenoble même, une autre dans le Vercors, la compagnie Goderville de Jean Prévost, les autres viennent des régions avoisinantes et se sont concentrées à Villard-de-Lans ou à Saint-Jean-en-Royans. Dans la nuit du 9 au 10 juin, elles montent prendre leurs positions tout autour du Vercors dont elles doivent défendre les accès.

La compagnie Goderville tient l'aile gauche du dispositif, la compagnie Brisac, l'aile droite.

Le 13 juin au matin, 1 500 Allemands arrivés en camion à Pariset, partent à l'assaut de Saint-Nizier. Les 250 maquisards de Brisac et de Goderville reçoivent le choc. Le combat dure toute la journée, l'ennemi parvient au corps à corps, il est repoussé à la grenade.

Le lendemain 14 juin est marqué par un parachutage d'armes, réclamées d'urgence, qui apporte des mitrailleuses Hotchkiss, peu pratiques pour les combats de maquis, d'excellents fusils-mitrailleurs anglais, mais toujours pas de mortiers, pourtant indispensables pour les batailles de montagne.

Le 15 juin, dès 5 heures du matin, le combat recommence : après une préparation d'artillerie, 3 000 Allemands passent à l'attaque contre 300 FFI. Des miliciens se présentant comme des résistants pénètrent dans les lignes françaises et mitraillent les FFI par surprise. L'ennemi attaque par les ailes. La gauche de la compagnie de Jean Prévost est débordée. À 10 heures vient l'ordre de repli.

La nouvelle ligne de défense est impossible à assurer avec des moyens et des effectifs aussi faibles que ceux du maquis. Mais une fois encore, l'attente de la force aéroportée fait passer outre à toutes considérations de prudence. Il faut avant tout tenir les plaines où pourront atterrir les planeurs et les avions.

Le répit cette fois va durer plus d'un mois. Un mois pendant lequel les volontaires affluent : ils sont maintenant près de 4 000, officiers, anciens soldats, gendarmes venant de toutes les régions avoisinantes, ouvriers de Romans et de Grenoble, paysans, bûcherons, étudiants, et aussi des étrangers.

Tous se partagent les armes encore trop peu nombreuses, dont la radio, sans cesse, réclame à Londres et à Alger de nouvelles livraisons. On manque toujours de mortiers.

En même temps s'instaure la "République du Vercors" : en liaison avec Yves Farge, un embryon d'administration s'installe dans ces quelques kilomètres carrés.

On assure un service de transmissions à double fin, d'une part, réseau téléphonique intérieur pour les communications entre le "front" et les villages, d'autre part, équipes de radio qui transmettent directement à Londres et à Alger.

On installe une intendance, une police et une justice militaire. À la Chapelle-en-Vercors, la gendarmerie se transforme en camp pour miliciens et collaborateurs. Un service de santé, particulièrement bien organisé, dispose d'un personnel très dévoué et d'un équipement suffisant.

Des parachutages en plein jour ont lieu de façon spectaculaire sur un terrain d'atterrissage que l'on prépare à Vassieux, mais il n'est pas donné suite aux demandes répétées, formulées par le Vercors, de bombarder le camp d'aviation allemand de Chabeuil, d'où partent avions d'observations et bombardiers.

La manifestation la plus spectaculaire a lieu sur le terrain d'aviation en préparation à Vassieux.

Dans un ciel sans nuages, en plein midi, près de 80 bombardiers américains lancent des volées de parachutes bleus, blancs, rouges dont chacun supporte un "container" d'armes.

Les Allemands, devant ce luxe inhabituel et si visible d'emblèmes tombés du ciel, se sentent menacés et vont réagir violemment.

Leurs escadrilles, dans l'après-midi, prennent le chemin de Vassieux et de la Chapelle-en-Vercors. Elles bombardent les deux villages et les alentours.

Cet épisode annonce les derniers jours de la "République de Vercors".

Le 19 juillet, le plateau est encerclé par deux divisions allemandes, soit environ 20 000 hommes. Méthodiquement, ils vont donner l'assaut à la citadelle naturelle dont l'effectif est six fois moindre.

Tout d'abord, les Allemands s'assurent des "pas" qui permettent de traverser la falaise. Ces brèches sont gardées par des petits groupes isolés de maquisards qui seront réduits un par un, après des résistances héroïques. Un des épisodes les plus glorieux se passe au pas de l'Aiguille. Un groupe de 18 hommes s'y est installé pour résister à l'attaque des troupes ennemies. Le 21, des vagues d'assaut montent vers l'anfractuosité, elles sont fauchées par des tirs de fusils-mitrailleurs et par des jets de grenades. Elles s'enfuient, laissant leurs morts.

Le même jour, deux messages radio partent de la Chapelle-en-Vercors, à destination de Londres et d'Alger. L'un est envoyé par le chef militaire du Vercors, le colonel Huet, et rédigé ainsi : "Nous conserverons l'amertume d'avoir été abandonnés seuls et sans appui au moment du combat". L'autre est d'un ton bien différent ; Chavant, chef civil, ne mâche pas ses mots : "Si vous ne prenez pas dispositions immédiates, nous serons d'accord avec la population pour dire que ceux qui sont à Londres et à Alger n'ont rien compris à la situation dans laquelle nous nous trouvons, et vous considérons comme des criminels et des lâches, nous disons bien : criminels et lâches."

Malgré le succès du pas de l'Aiguille, les autres tombent un à un au pouvoir des Allemands.

Mais c'est au centre du Vercors que va se produire l'événement décisif.

Le 21 juillet au soir, les travailleurs qui se hâtent de mettre en état un terrain d'atterrissage près de Vassieux, voient apparaître 40 planeurs remorqués par des avions. Les appareils abordant le terrain par le Sud, les hommes pensent qu'ils viennent d'Alger. Mais cette orientation favorable n'est en fait qu'une ruse de guerre.

Sur le terrain, la joie règne. Mais brusquement les FFI réalisent leur méprise. Les mitrailleuses crépitent mais il est trop tard, un planeur, atteint en vol, s'écrase au sol ; mais tout le reste de l'escadrille atterrit, des soldats sautent aussitôt des appareils, dans certains, ils étaient 10, dans d'autres, 25 ou 30. Au total ce sont 500 SS qui bondissent sur le terrain. Ils se dispersent alors selon un plan établi et occupent le village de Vassieux, ainsi que les hameaux voisins de La Mure et du Château.

Bien vite, les mitrailleuses sont mises hors de combat par leur armement lourd. C'est ensuite le massacre sans distinction de tout être humain se trouvant sur leur passage.

Cette méprise tragique va marquer la fin du Vercors. Le 23 dans l'après-midi, après deux jours de combats, les Allemands crèvent le front et pénètrent à l'intérieur du plateau. 20 000 hommes sont venus à bout de la résistance désespérée opposée par 3 500 FFI.

Le commandement du Vercors donne l'ordre de se disperser et de prendre le maquis. Certains se réfugient dans les forêts ou les sommets, s'éloignant des routes et des points de passage Les Allemands ne les y suivront pas. Ils se retrouveront un mois plus tard parmi les libérateurs de Grenoble et de Romans, et ensuite dans la 1ère Armée française.

D'autres, répartis en petits groupes, essaient de franchir l'encerclement ennemi. C'est ainsi qu'à la sortie des gorges d'Engins, le capitaine Prévost et ses compagnons sont surpris et exécutés.

Les blessés de l'hôpital Saint-Martin, évacués dans la grotte de la Luire, sont massacrés par les Allemands avec leurs médecins, les infirmières sont déportées.

Ainsi finit le Vercors. Sur 3 500 combattants, des centaines reposent dans les cimetières du plateau, aux côtés des habitants massacrés. Sur le mémorial du Vercors, dont le monument barre la trouée de Saint-Nizier, on peut lire ces simples mots : "Aux 750 combattants et martyrs du Vercors".


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